Portrait EfficaciTeam : Renaud Francou, Chef de projet Innovation

23.06.2026

Dans ce portrait, nous vous présentons Renaud Francou, Chef de projet Innovation au profil singulier, à la croisée des sciences humaines, de la prospective et de l’expérimentation urbaine. Il travaille au plus près du terrain, directement embarqué chez un aménageur public à Marseille, pour concevoir et évaluer de nouvelles manières d’aménager la ville, en mobilisant notamment l’intelligence collective et le design. Fort d’un parcours en sciences sociales et de plus de quinze ans d’expérience au sein d’un Think Tank, il apporte un regard critique et résolument centré sur les usages face aux défis environnementaux. Animé par la volonté de mener des projets à impact, Renaud agit chez Efficacity comme un véritable facilitateur : il fait dialoguer les différentes expertises pour concevoir des villes qui fassent « moins de mal à la planète ».

Si tu devais expliquer ton métier à tes grands-parents, que leur dirais-tu ?

J’aide des ingénieurs, urbanistes, architectes… à collaborer ensemble pour expérimenter de nouvelles manières d’aménager des villes qui fassent « moins de mal à la planète ».

Quel est l’intitulé précis de ton poste ?

Chef de projet Innovation. Je me considère comme un « facilitateur de projets d’innovation d’intérêt général ». Au quotidien, je travaille embarqué chez un aménageur public à Marseille pour concevoir, animer et évaluer des projets d’expérimentation urbaine. L’idée, c’est de tester des voies neuves dans l’aménagement urbain pour désimperméabiliser les villes, se déplacer bas carbone, ré-employer des objets et des terres, régénérer la biodiversité… Les sujets sont nombreux. Je travaille aussi sur l’implication des habitants dans la conception de la ville de demain.

Peux-tu nous parler de ton parcours avant d’arriver chez Efficacity ?

J’ai d’abord fait des études en sciences humaines et sociales, puis un des premiers DESS en France dédié à l’aménagement numérique du territoire. J’ai passé ensuite plus de 15 ans à co-animer un Think Tank français, la FING, sur les transformations numériques. J’y ai notamment animé un projet et une publication qui posait la question critique et complexe des contributions possibles du numérique à la transition écologique. Et il y en a !

Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler dans la transition énergétique ?

Je considère contribuer plus largement à la transition écologique des villes. Avoir la chance de travailler dans des projets à impacts, c’est quand même motivant pour se lever le matin non ?

Quels outils utilises-tu au quotidien ?

Je considère que ma fonction, c’est d’abord d’embarquer des collectifs de gens divers dans des voies neuves, des projets qui ne sont pas « sur étagère ». Il faut donc d’abord travailler sur les imaginaires, le pourquoi, avant de travailler sur la méthode et l’évaluation.
Concrètement, je mobilise des méthodes issues de la prospective, de l’intelligence collective, du design parfois. Ce sont des disciplines qui aident avant tout à partir des usages et des besoins.

Y a-t-il une idée reçue dans le domaine de l’énergie ou de l’environnement que tu souhaiterais faire disparaître ?

Que la technologie va résoudre les grands défis environnementaux, démocratiques, sociaux, etc. parce que ce serait techniquement possible. Elle peut bien sûr aider, ce n’est pas une bonne manière de poser la question.

Selon toi, quels sont les principaux défis pour réussir la transition énergétique des quartiers ?

Des outils d’aide à la décision fiable, qui aident à représenter des data et des scénarios complexes, c’est une voie majeure.

Quelles sont les compétences techniques indispensables pour ton poste ?

Il y en a peu au fond ! Que ce soit chez Efficacity ou chez les aménageurs urbains, les compétences techniques sont partout. Le défi, c’est de les faire travailler ensemble, dans un but commun. Ça paraît trivial mais c’est une vraie « ingénierie humaine » au quotidien.

Quelle est la ou les choses importantes à savoir aujourd’hui dans le domaine de l’énergie ou de l’environnement qu’on n’enseignait pas ou peu il y a 20 ans ?

La question reste aussi complexe qu’il y a 20 ans, mais ce qui a changé, ce sont les outils de vulgarisation, comme certains médias sociaux ou des événements participatifs comme les « Fresques ». Ça ne s’enseigne pas toujours à l’école (même si c’est en train de changer), mais ça peut être accessible à beaucoup par plein de canaux différents.

Si tu avais un super pouvoir pour accélérer la transition écologique, quel serait-il ?

Je mettrais en culture des vélos électriques réparables en ville, j’installerai des tyroliennes dans les villes qui ont du relief, des parcours piéton ombragés partout et j’installerai un élevage d’albatros géants pour remplacer les avions !

(Question bonus) Une lecture, une appli ou une ressource qui t'inspire au quotidien ?

Je trouve que les travaux de « lebonpote » sont vraiment sérieux et abordables.
Egalement, j’utilise le livre « famille zéro déchets » pour des petits gestes du quotidien. J’ai encore beaucoup de boulot pour mon objectif 2 tonnes, mais faire son produit vaisselle ou lessive, ça paraît rien, mais quand on le fait en famille, c’est un super outil de discussion !

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