Le projet DMC fait partie des 39 projets lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt « France 2030 – Démonstrateurs de la ville durable » opéré par la Banque des territoires pour le compte de l’État. Le projet a pour objectif la revitalisation du quartier DMC (30 ha, 17 bâtiments pour 115.000 m²) via la création de zones d’habitation, de commerces et de services sur d’anciens sites industriels qui seront réhabilités avec un développement autour des arts visuels.
Dans le domaine de l’énergie, les actions programmées pour le projet DMC s’inscrivent dans des objectifs de sobriété et d’efficacité et se déclinent de la façon suivante :
L’étude énergétique du quartier s’articule autour d’un partenariat entre Urbanomy et Efficacity. Urbanomy à travers l’outil PowerDIS, codéveloppé par Efficacity et le CSTB, simule les besoins et les consommations énergétiques des bâtiments dans la perspective de proposer les rénovations et les systèmes énergétiques les plus adaptés aux quartiers.
Ce sont au total 3 scénarii particulièrement ambitieux de rénovation qui seront étudiés dans le but de transformer des ensembles imposants de briques rouges en centres d’accueil du public particulièrement confortable tout au long de l’année tant esthétiquement que thermiquement. A cela s’ajoute de nombreuses réflexions autour de l’approvisionnement en énergies vertes des systèmes de chauffage : chaudières biomasse, pompes à chaleur, et valorisation de calories de récupération par l’intermédiaire du réseau de chaleur sont à l’honneur.
De son côté, Efficacity simule le réseau électrique au travers de l’installation de panneaux photovoltaïque, d’IRVE et de batteries afin de déterminer l’indépendance potentielle du quartier vis-à-vis du réseau électrique notamment au travers de l’autoconsommation collective.
Quel que soit le vecteur énergétique considéré (chaleur, refroidissement, électricité etc.), l’analyse proposée à la ville de Mulhouse a été triple : un optimum énergétique, écologique, et économique.
Les consommations des IRVE vont fortement augmenter dans les années à venir afin de respecter les objectifs de réduction de gaz à effet de serre par le développement de la mobilité électrique. Afin de compenser cette nouvelle charge, la majorité des toitures de DMC pourront être couvertes de modules photovoltaïques.
Différents périmètres peuvent être envisagés pour l’autoconsommation. Les bâtiments présentent le périmètre le plus facile à mettre en place et permettant d’atteindre jusqu’à 67% d’électricité autoconsommée localement. Ce périmètre est donc tout à fait pertinent pour le développement d’une opération d’autoconsommation collective, et on peut accroître encore son intérêt avec l’utilisation de batteries électriques, bien que les coûts d’installation soient importants.